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Ismaël Karioui

analyse challenge Yomi Denzel

Challenge de Yomi Denzel : La mécanique de conversion qui a généré +10 millions € en 5 jours en 2025

Dans cet article, on analyse le moment le plus critique du challenge 5 jour sur l’e-com de Yomi Denzel, qui est le premier jour. Ça va être plein de pépites, alors accrochez-vous.

Au programme :

  1. les trois critères pour qu’un texte de vente ait un gros impact sur le spectateur,
  2. les briques stratégiques de ce premier jour de challenge qui a généré +10 millions € : la Big Idea, la nouvelle opportunité, le momentum et le mécanisme unique,
  3. la structure du script avec les trois stades de la mécanique de conversion et la matrice AAA qui permettent de passer de visiteurs curieux à des acheteurs,
  4. les preuves qui créent la conviction chez vos spectateurs (preuves sociales, preuves d’autorité et les preuves qui confirment la nouvelle opportunité, le momentum),
  5. enfin, on fera un petit bilan, et en bonus, on verra la technique bizarre d’anti-vente qui a fait exploser les ventes pendant ce lancement.

(Pour voir l’analyse complète en vidéo, c’est ici)

On commence par les fondamentaux

Je vous révèle directement les 3 critères pour qu’une copie captive le lecteur ou le spectateur :

  1. la nouveauté
  2. l’unicité
  3. et la spécificité

C’est très simple à comprendre mais c’est super important : si votre copie réunit ces trois facteurs…

Si elle paraît nouvelle, unique et qu’elle est spécifique…

Vous avez tout gagné parce que c’est ce qui va générer la rétention et, après, qui va amener à la conversion.

Quelque chose qu’on a vu nulle part ailleurs et qui, en plus, nous donne des détails, qui va vraiment dans le fond et qui révèle des choses concrètes qu’on n’a jamais vues, forcément ça construit une vraie conviction et ça donne envie d’en savoir plus. Et pourquoi pas, si on est un prospect qualifié, d’acheter l’offre, tout simplement.

Ces trois critères, on va les retrouver dans la Big Idea, dans la nouvelle opportunité, et ça va se déployer à travers tout le script. Mais c’est très important de l’avoir en tête dès le départ.

La big idea de ce challenge de Yomi Denzel, c’est quoi ?

Je l’ai résumée en une phrase : on peut s’extraire de la malédiction de la pauvreté et viser jusqu’à 10 000 euros par mois en ligne grâce à la plus grande opportunité business de la décennie.

Déjà qu’est-ce qu’une big idea ?

En gros c’est l’idée principale du texte, de la copie. C’est l’idée qu’on a envie de transformer en conviction chez le prospect.

L’objectif, en fait, c’est de le convaincre de cette idée à travers toute la copie et puis à travers ce qu’on va voir ensuite : la structure, les preuves, etc.

Et la nouvelle opportunité, du coup, c’est quoi ?

Quand on a un lancement comme ça, il faut toujours y insérer une nouvelle opportunité pour lui donner le caractère nouveau et unique dont on parlait juste avant parmi les trois critères.

Il faut dévoiler une opportunité qui vient d’arriver et qu’il faut saisir immédiatement si on veut en profiter, en ajoutant aussi un brin d’urgence qui fait passer plus facilement à l’action et qui utilise la FOMO, la peur de rater l’opportunité.

Ici, l’opportunité de ce challenge, c’est une boutique e-commerce boostée par l’IA et TikTok.

Comment ils la prouvent ? À travers les slides, on parle de deux forces historiques : l’e-commerce qui explose avec des statistiques de +378% en 10 ans, et TikTok avec son nombre d’utilisateurs qui a augmenté de +927 % en 6 ans.

Donc on va utiliser TikTok pour booster les ventes de sa boutique e-commerce. C’est ça la nouvelle opportunité qu’ils utilisent dans cette copie.

Et ensuite le momentum, c’est quoi ?

C’est le fait de dire que ça se passe maintenant, que maintenant c’est une opportunité historique et exceptionnelle et qu’il faut en profiter justement maintenant. C’est ce qui aussi participe de l’unicité et de la nouveauté de la copie.

Donc ici, le momentum, c’est la connexion historique entre l’e-commerce et TikTok. Pourquoi ? Parce que, d’après eux, ces deux grandes forces sont en train de se connecter. Et il y a des gens qui en profitent. On verra juste après pourquoi c’est en train de se connecter.

Et ensuite le mécanisme unique qui va dans le sens de ce momentum, c’est ce qu’ils ont appelé l’armée d’ambassadeurs TikTok.

Le principe, c’est qu’au lieu que ceux qui ont une boutique e-commerce fassent leur propre promotion sur TikTok, ils font une sorte de partenariat avec des créateurs TikTok qui ont déjà une communauté, ils les font devenir des ambassadeurs.

Donc, en fait, c’est une sorte d’affiliation. Et ils touchent une commission sur les ventes qu’ils génèrent à travers leur vidéo TikTok.

Parlons aussi rapidement de l’appel à l’action, parce que dans un challenge de 5 lives qui se suivent, chaque jour il y a des appels à l’action. Celui qui est dans ce premier jour, c’est une mission du jour et la participation au groupe facebook du live.

Il y avait deux règles d’or du challenge :

Règle numéro 1 : passer à l’action. Ça consistait dans le fait de rédiger son pourquoi, donc la raison profonde pour laquelle on veut changer de vie et pour gagner ou viser en tout cas 10 000€/mois avec l’e-commerce.

Et la règle numéro 2 : être actif sur le groupe Facebook, c’est à dire prendre en photo son pourquoi, le mettre sur le groupe et puis aussi commenter les messages des autres participants.

Tout ça avait trois objectifs importants :

  • apporter des résultats rapides et concrets.
  • le fait d’écrire son pourquoi, de le poster, d’avoir une émulation sur le groupe, crée l’impression qu’on fait quelque chose d’important, qu’ils ont des résultats qui créent la motivation et l’engagement, et déclenchent les biais de cohérence et d’engagement.

Donc quelqu’un qui passe à l’action, qui commence à écrire son pourquoi, qui commence à poster dans le groupe Facebook. d’un point de vue psychologique, a tendance à continuer dans cette lancée et à ne pas arrêter, à être beaucoup plus engagé, et donc à venir aux autres jours du challenge et à continuer à participer avec les autres.

  • et en plus, il y a eu une étude du British Journal of Health Psychology qui dit que 90 % des gens qui ont planifié leur intention et qui l’ont écrite ont beaucoup plus de chances de succès dans leurs projets.

Donc ça rentre aussi dans une logique où le fait d’écrire son pourquoi l’ancre encore plus, et ça permet de passer plus facilement à l’action et donc d’avoir plus de taux de réussite.

La structure de la copie

Le jour du challenge respecte une structure qui est assez classique en copywriting.

Ça commence par l’introduction ou l’accroche (en anglais, on parle de lead). Ensuite il y a le développement ou le body, et la conclusion ou le close.

C’est un script en trois étapes classiques et qui correspond justement aux trois stades de la mécanique de conversion que j’ai appelé la matrice AAA.

Le premier A c’est l’attention qu’on va stimuler à travers plusieurs éléments :

  • les promesses

Exemple : D’ici quelques minutes vous allez découvrir…

  • prouver son autorité et son expertise dès le départ du challenge

Pour ça, Yomi se présente à ceux qui ne le connaitraient pas encore : Yomi Denzel, entrepreneur, fondateur de Mindeo et de Minea, et qui a saisi une opportunité pour passer d’étudiant fauché à millionnaire, ce que la cible du challenge aimerait potentiellement accomplir.

  • et enfin, le teasing.

Par exemple, pour profiter de cette nouvelle opportunité, il dit qu’il n’y a pas besoin de faire des vidéos TikTok, de montrer son visage, de créer un produit ou de créer une boutique soi-même.

En gros, il montre que c’est facile et il donne envie de voir la suite.

Autre exemple de teasing : « Durant ce challenge, je vais vous montrer étape par étape, comment profiter de cette méthode pour générer vos premiers 10 000€/mois en ligne. »

Donc le premier A des trois stades de la mécanique de conversion, c’est l’attention. Ensuite on a l’adhésion.

Elle se forge notamment par le storytelling. Dans le script, il y a un long passage du challenge qui consiste en ce que Yomi raconte sa propre histoire, donc son passage d’étudiant fauché à millionnaire grâce à l’e-commerce avec toutes ses réussites et beaucoup ses échecs et des obstacles qu’il a rencontrés.

À travers ce récit, il crée un lien émotionnel avec son public et il donne la conviction que c’est possible, qu’il peut le faire. Lui, il était comme eux et il l’a fait, donc pourquoi pas eux ? C’est ça l’objectif psychologique.

Il y a aussi des passages qui apportent beaucoup de valeur sur les grandes phases du développement de l’e-commerce et sur la nouvelle phase qui correspond à la nouvelle opportunité et au mécanisme unique de l’offre, les ambassadeurs TikTok, avec toute une explication pour faire découvrir et comprendre à l’audience en quoi ça consiste.

Exemple : « Aux Etats-Unis, les créateurs de contenu sont en train de générer des fortunes en faisant la promotion de produits e-commerce avec TikTok. »

Et ensuite, autre élément qui forge l’adhésion : la réponse aux objections.

Tout au début du script, il dit : « on n’a pas à travailler comme un acharné. »

Ça répond à la question du spectateur qui pourrait être : mais pour faire 10 000€/mois sur internet, il faut travailler comme un fou, non ?

Il y a aussi la question : « est-ce que l’e-commerce fonctionne toujours ? »

Il soulève cette question et ensuite il y répond et désamorce l’objection que pourraient avoir les prospects.

Autre exemple : « Vous n’avez rien à avancer de votre poche, vous ne rémunérez l’ambassadeur que s’il fait des ventes ,et l’ambassadeur lui a juste à faire une vidéo de 30 secondes sur TikTok. »

Ça correspond à trois objections qui sont soulevées en une seule slide :

  • est-ce que je dois avancer quelque chose de ma poche ? Non.
  • est-ce que si je ne fais pas de vente, je dois quand payer l’ambassadeur ? Non.
  • Et qu’est-ce que ça lui coûte à lui ? Juste 30 secondes en faisant une vidéo alors qu’il a déjà une audience.

Pour susciter l’adhésion, le troisième élément, c’est ça : soulever des objections qui n’ont pas encore été formulées par le prospect et y répondre en amont pour enlever tous les doutes et tous les obstacles qui pourraient se poser.

Et ensuite le troisième A, le troisième stade de la mécanique de conversion : l’action.

Et là ça passe par beaucoup de teasing sur les autres jours du challenge, sur les invités qui vont arriver, etc. Pourquoi ? Tout simplement pour faire venir les gens aux différents jours du challenge et pour à chaque fois les faire passer à l’action.

Juste après, il y a aussi le récapitulatif de tout ce qu’on a vu de la journée pour bien ancrer.

Une fois que tout le discours a été fait, qu’on a développé les preuves, etc., on revient sur ce qu’on a vu qui était vraiment important, et une fois que c’est fait, qu’on a reposé ces piliers, on fait le CTA, donc l’appel à l’action.

En l’occurrence, comme je l’ai dit, c’était de faire la mission du jour, c’est-à-dire de rédiger son pourquoi, de le partager dans le groupe Facebook du challenge et d’encourager les autres participants et de participer à l’émulation globale.

Maintenant, on va passer aux preuves

Un des principes les plus importants en copywriting, c’est qu’à chaque fois qu’on affirme quelque chose, on doit le prouver.

On part du principe, dans ce genre de lancement où on est sur du trafic froid, que les gens ne vous connaissent pas.

J’ai vu ça récemment dans un bootcamp de Jody Cavalier, dans la niche finance/investissement. Il a posé la question à son audience en direct, il a fait un petit sondage et la question c’était : est-ce que vous me connaissez ?

Et la réponse c’était que 75 % des participants ne le connaissaient pas. C’est énorme parce que, quand on est un peu dans cette sphère du business en ligne, on peut se dire Jody Cavalie est connu.

Mais en réalité quand il y a ce genre d’événements en ligne, la plupart des gens ne connaissent pas vraiment le présentateur, ce qu’il fait, etc. ou alors juste de vue. Donc les preuves sont très importantes.

Premier type de preuves qu’on voit énormément tout au long du script et qui permettent d’ancrer que c’est une méthode qui marche, c’est les preuves sociales. C’est vraiment parsemé à travers tout le script pour vraiment ajouter de la crédibilité et de la conviction.

Ensuite on a les preuves d’autorité qui sont aussi parsemées un petit peu partout, notamment au moment de la présentation de Yomi, pour montrer au public qui ne le connaît pas que c’est une personne qui pèse, qui a de l’autorité, qui a de l’expérience, une expertise.

Par exemple, il a mis le nombre d’abonnés à sa chaîne YouTube. Il a aussi cité tous les grands entrepreneurs qu’il a reçus dans son podcast, et quand on invite des personnes aussi connues, aussi prestigieuses, forcément on bénéficie de leur aura. C’est ce qu’on appelle l’effet de halo.

La nouvelle opportunité présentée dans la copie, il faut aussi toujours la prouver, montrer que c’est réel, expliquer ce que c’est.

Il faut rapporter des arguments, apporter des chiffres qui donnent envie d’en profiter et de voir ce qu’on va pouvoir recevoir si on en profite.

Et ensuite, on prouve le momentum, donc le fait que ce soit maintenant que cette opportunité est à son top et qu’il faut en profiter pendant cet événement.

Les preuves sont, comme j’ai dit, parsemées un peu partout dans la copie, à chaque moment critique où on affirme quelque chose qui va dans le sens de cette nouvelle opportunité pour montrer à quel point c’est sérieux, réel et à quel point il faut en profiter et ce qu’on va recevoir.

C’est l’heure du bilan

Ce script a généré +10 millions € au début 2025 et on comprend pourquoi. C’est d’abord grâce à des bases solides : les briques essentielles du copy, la big idea, la nouvelle opportunité, le momentum, le mécanisme unique.

Tout ça a été travaillé, c’est étayé par des preuves, et ça apporte à la fois la nouveauté, l’unicité et la spécificité qui permettent de captiver les gens en leur donnant envie d’en savoir plus.

Ensuite il y a la structure classique et éprouvée : l’intro, le développement, la conclusion (le lead-body-close), qui correspond à la matrice AAA.

L’introduction sert à susciter l’attention, le développement à créer l’adhésion ou la conviction, et ensuite la conclusion ou le close à appeler à l’action.

Et ensuite il y a les preuves apportées après chaque affirmation pour emporter la conviction des spectateurs.

Mais… Y’a pas un truc louche, pour l’instant ?

Bah oui, il n’y a pas de pitch de vente.

Comme on l’a vu, l’appel à l’action de ce premier jour de challenge, ce n’était pas d’acheter une formation ou un accompagnement, c’était de faire la mission du jour : rédiger pourquoi et de participer au groupe Facebook.

Alors comment il a fait 10 millions € sans appeler à acheter son offre ?

Tout simplement grâce à cette technique bizarre d’anti-vente : le vrai appel à l’action est dans le deuxième jour du challenge.

Dans le jour 2, son objectif, c’est de montrer à ses spectateurs comment trouver un produit gagnant.

Déjà, la technique sympa, c’est qu’il fait un placement de produit. Il fait découvrir Minea, sa plateforme de recherche produit en e-commerce.

C’est une forme d’appel à l’action : il envoie le lien dans le chat, il demande de cliquer, et il y a 1000 crédits gratuits pour l’utiliser. Évidemment, le but c’est qu’après les gens qui commencent à l’utiliser deviennent clients de Minea.

Et ensuite, dans ce deuxième jour, il y a aussi le pitch de l’accompagnement E-com Blueprint avec tous les éléments classiques : de l’urgence, du value stacking, une sorte d’empilement de la valeur avec tous les modules, les mentors qui vont pouvoir suivre ceux qui prennent cette formation, les bonus, etc., et aussi une réduction exceptionnelle : on passe de 1497 à 697€ uniquement pendant le live.

Ca explique donc pourquoi au jour 1, l’appel à l’action était tout simplement de participer au challenge, et que c’est seulement au jour 2 qu’il y a ce pitch et cette vente directe.

L’objectif derrière ça, c’était quoi ?

Qu’au premier jour, on donne le plus de valeur possible aux spectateurs et qu’on crée cet engagement, ce biais de cohérence qui fait que, une fois que je me suis lancé dans le challenge, j’y vais jusqu’au bout.

Et ensuite, c’était aussi de créer la conviction avec les preuves, les témoignages, etc., pour qu’au jour 2, une fois qu’on a bien chauffé les gens, là, on leur pitche leur offre, toujours avec ce côté exclusif, les bonus, et une énorme valeur perçue qui donne forcément envie de l’acheter, surtout quand on a été chauffé comme ça pendant deux jours.

C’est tout pour cette analyse copy d’un des scripts de lancement qui a le plus rapporté sur le marché français en 2025.

Si ça vous a plu, vous pouvez me suivre, aimer et partager.

Et nous, on se retrouve pour une prochaine analyse. 😉

VSL high ticket

Vendre du high ticket en 5 minutes ? L’erreur fatale que le marché essaie de vous vendre

Le format VSL s’est répandu comme une traînée de poudre ces dernières années, et ce pour une raison simple : il est très efficace.

→ Une VSL bien faite, c’est 8 à 15% de conversion (contre 2 à 4% pour une page de vente textuelle)

→ Le temps moyen sur page est de 8min avec une VSL contre 45 secondes avec du texte

→ Les tunnels VSL génèrent 3 à 5x plus de CA

(source : videokorner.fr)

Donc, pour vendre une formation ou un accompagnement high ticket aujourd’hui, la VSL est une évidence si on vise la performance sans vouloir s’embêter avec une grosse équipe technique et commerciale.

Mais en observant le marché, j’ai découvert un paradoxe :

Bien qu’il y ait de plus en plus de VSLs, elles sont aussi de plus en plus courtes.

Et ce qui semble être un détail a en réalité un impact colossal sur les ventes des offres high ticket.

Donc, dans cet article, on va voir ensemble :

  • pourquoi l’argument des autorités du secteur est une illusion qui vous pousse à saboter vos propres ventes
  • comment la réduction du format transforme des promesses fortes mais crédibles en affirmations creuses et catastrophiques
  • et quand faut-il (vraiment) passer sur un format court et quand la VSL longue reste le commercial le plus fidèle et le plus rentable

Pourquoi les VSLs raccourcissent avec le temps et qu’est-ce que ça fait ?

Comme je le disais, il y a de plus en plus de VSLs, mais elles sont de plus en plus courtes. Et c’est justement ce que recommandent des autorités du secteur :

Gisteo, un studio de production de vidéos B2B, parle d’une durée idéale de 10-15 minutes pour une VSL en 2025, là où le marché recommandait historiquement des formats de 20 à 45 minutes.

On pourrait en citer d’autres.

Leur argument, c’est que le temps d’attention de l’audience est de plus en plus réduit, et donc, logiquement, il faut s’adapter et faire des vidéos plus courtes.

Et leur génie, finalement, c’est de justifier la forme que prennent ces nouvelles VSLs en se cachant derrière un argument massue : la diminution du temps d’attention.

« Vous avez désormais une capacité d’attention plus faible qu’un poisson rouge »

C’est ce que titrait le Time Magazine en 2015 (déjà) après une étude menée par Microsoft. Et ça ne s’est certainement pas arrangé au fil des années.

Difficile de contrer cet argument… Mais c’est ce que je vais faire, parce que ceux qui l’utilisent pour défendre la généralisation des VSLs courtes ont raté un point essentiel :

En fait, ils confondent deux notions essentielles : l’attention et l’engagement.

L’attention, c’est la capacité à se concentrer de manière passive sur un stimulus spécifique…

Alors que l’engagement implique une implication active et émotionnelle plus profonde.

Donc sur le papier, ça paraît logique de faire des vidéos plus courtes parce que le temps d’attention diminue… sauf qu’en réalité, ça ne change rien à l’engagement des spectateurs.

Créez l’engagement, pas l’attention (et ce que ça donne sur votre CA)

Pour vendre une offre high ticket, qui coûte un certain prix et qui demande un haut niveau de confiance, l’attention ne suffit pas.

Il faut créer de l’engagement émotionnel et répondre à tous les doutes du prospect.

En plus, ce changement dans la longueur des VSLs du marché mène à des conséquences terribles du côté des conversions.

Comme le format se réduit, l’argumentaire de vente disparaît.

On se retrouve avec des vidéos qui affirment, proclament, prétendent, mais qui ne prouvent pas.

Et ça, sur des prospects sceptiques ou qui n’ont jamais entendu parler de votre offre, c’est un faux pas difficile à rattraper.

Voici des exemples concrets d’affirmations vagues tirées de la dernière VSL que j’ai analysée (pour une offre qui aide les freelances à structurer et développer leur activité) :

« On va créer ton offre complètement différenciante »

→ Pas plus d’explication ou de preuve, on a pas le temps pour ça. Rajoute juste « complètement », ça suffira.

« On va structurer ton activité pour que tu puisses délivrer tes clients sans y passer autant de temps qu’avant et même sans que tu sois présent (oui ça parait fou, mais pourtant c’est bien possible) »

→ C’est tellement difficile à croire que le mec le dit lui-même dans sa propre VSL, sauf qu’il n’apporte aucune preuve pour rendre cette promesse crédible. C’est catastrophique.

« Cette machine génère entre 5 et 10 prospects qualifiés par semaine »

→ Je suis sensé te croire sur parole ? Pourquoi il n’y a pas de screens ou de témoignages pour le PROUVER ?

Du coup, l’intérêt même d’avoir une VSL disparaît.

Ça devient une landing page vidéo qui soulève le problème du prospect, présente une solution et appelle à l’action.

Tout ça en quelques minutes, sans avoir pris le temps de remettre en question les croyances et les objections du prospect.

Ça amène donc des mauvais prospects. Il reste un énorme boulot à faire pour les convaincre et les convertir.

Ce qui veut dire :

  • plus de travail pour vos commerciaux
  • cycle de vente plus long
  • et un budget cramé en ads pour un ROI douteux

Si c’est si terrible que ce que tu dis, pourquoi ça envahit le marché ?

Mon analyse de geek du marketing :

A l’origine, la VSL n’est rien d’autre qu’une page de vente adaptée au format vidéo.

Donc elle a été fortement influencée par les techniques de persuasion et de vente du marketing direct.

Mais maintenant, le format vidéo est devenu tellement mainstream et l’efficacité des VSLs est tellement prouvée que des publicitaires mainstreams s’en sont emparés.

Sauf qu’eux, contrairement aux marketeurs direct response, ils n’ont pas comme objectif un ROI direct et des KPIs clairs (taux de conversion, CPL, CAC, ROAS…).

Ils misent plutôt sur le nombre d’impressions et le nombre de leads récoltés, un peu comme ceux qui utilisent encore les affiches publicitaires ou les spots télévisés.

Autrement dit, ils font du brand awareness, pas du marketing de performance.

Du coup, les VSLs courtes, on oublie ?

Vu la tournure qu’a pris mon article, on pourrait croire que je suis un fanatique de la VSL longue, alors je vais nuancer :

Une VSL courte, c’est bien pour :

→ un trafic chaud

→ déjà convaincu

→ qui n’a pas besoin de preuves pour acheter ou réserver un appel.

C’est tout.

Une VSL longue, en revanche, c’est parfait pour :

→ du trafic froid

→ des prospects sceptiques dont on doit lever les objections une à une

→ tout ça grâce à un savant mélange de storytelling, de créativité et de preuves irréfutables

La VSL longue crée la confiance, éduque et vend mieux parce que le prospect passe plus de temps avec vous, ce qui augmente sa probabilité de devenir client.

Conclusion

Le marché des VSLs a changé, elles sont de plus en plus courtes, et les acteurs du marché justifient ça par le fait que le temps d’attention soit de plus en plus réduit.

Mais, on l’a vu, leur argument s’effondre parce qu’il repose sur une confusion entre l’attention et l’engagement.

On peut retenir que si ce que vous dites parle à votre cible, peu importe la longueur de la vidéo, elle regardera.

Et c’est ce qu’on constate chez la génération Z : malgré les troubles de l’attention qui touchent beaucoup de jeunes à cause de leur consommation frénétique de reels/TikTok, ils n’ont aucun mal à regarder des vidéos ou des streams de plusieurs heures quand le sujet les passionne.

Donc, encore une fois : si on vise juste, l’attention suivra.

P.S. : Viser juste, ça nécessite d’avoir un persona détaillé, et ça, c’est une grosse lacune chez énormément d’entrepreneurs. Mais ça serait le sujet d’un tout autre article…